[AVIS JEU] Marvel's Spider-Man | Une histoire qui rend hommage aux comics

Marvel's Spider-Man est un jeu vidéo d'action-aventure développé par Insomniac Games. Ce jeu a été publié par Sony Interactive Entertainment sur ps4 en septembre 2018 et en 2022 sur PC et ps5. Le jeu suit l'histoire de Peter Parker, alias Spider-Man, qui doit jongler entre sa vie de super-héros et ses responsabilités quotidiennes.

Des graphismes qualitatifs

Pour parler du jeu, je vais commencer par le premier élément que le joueur découvre lorsqu'il lance Marvel's Spider-Man Remastered : les graphismes. Pour rappel, je joue à la version Remastered sur PC. C'est donc sur cette version que je base mon avis. Je trouve les graphismes plutôt impressionnants pour un jeu sorti en 2018. La gestion de la lumière et des ombres est très réussie, ce qui rend le monde particulièrement immersif. J'ai également trouvé la modélisation de Spider-Man très convaincante, avec des costumes extrêmement détaillés. Les ennemis sont eux aussi très bien modélisés. En revanche, j'ai trouvé que les PNJ et les personnages secondaires étaient moins réalistes, ce qui crée parfois un léger contraste avec la qualité visuelle du reste du jeu.

Une très bonne gestion des lumières sur Marvel's Spider-Man Remastered
Une très bonne gestion des lumières sur Marvel's Spider-Man Remastered © Insomniac Games

La map

Le second point que je souhaite évoquer est la carte. J'ai eu un véritable coup de cœur pour cet aspect du jeu. C'est d'ailleurs, selon moi, l'élément le plus impressionnant de Marvel's Spider-Man Remastered. La map est plutôt vaste et propose une densité que peu de jeux parviennent à offrir. J'ai été surpris de constater que la reproduction de New York est très fidèle à la réalité, même si certaines libertés ont été prises pour les besoins du gameplay. Enfin, je trouve que cette carte possède un excellent potentiel évolutif, ce qui constitue, à mes yeux, un autre de ses grands points forts.

La façon dont a été découpé la map pour le seconde est aussi un bon point. Nous pouvons retrouver Manhattan qui propose aux joueurs Midtown, Financial District, Greenwich Village, Harlem, Chinatown, Upper West et Est Side. Nous pouvons également retrouver d'autres quartiers en dehors de Manhattan tel que The Bronx, Brooklyn, le Queens, Les Docks et Battery Park.

Carte de Marvel's Spider-Man
Carte de Marvel's Spider-Man © Map Genie

L'histoire de Spider-Man

L'histoire est également l'un des grands points forts de Marvel's Spider-Man Remastered. Elle rend hommage aux comics et respecte parfaitement l'univers du Spider-Verse. J'ai trouvé que la narration était très qualitative, avec une structure qui se rapproche de celle d'un film que l'on pourrait voir au cinéma. En effet, le jeu suit une construction classique avec une introduction, un climax, plusieurs rebondissements et une conclusion marquante. J'ai également apprécié le soin apporté aux personnages secondaires, dont beaucoup bénéficient d'un véritable développement.

Cependant, je l'ai personnellement trouvée un peu trop rapide. L'histoire s'articule d'abord autour de Mister Negative, l'un des ennemis les plus redoutables de Spider-Man. Pourtant, le combat final contre lui intervient dès le milieu du jeu, avant de laisser rapidement place aux Sinister Six. J'ai trouvé cette transition beaucoup trop brutale. Il y avait encore énormément de choses à raconter autour de Mister Negative, d'autant plus qu'il s'agit d'un personnage que Peter Parker connaît personnellement. J'aurais vraiment aimé qu'Insomniac Games développe davantage cette relation afin de mettre en avant toute la complexité du personnage. À mes yeux, la conclusion de l'arc narratif de Martin Lee (Mister Negative) est un peu survolée.

Un détail que j'aurais particulièrement apprécié aurait été un approfondissement de la relation entre May Parker et Martin Lee. Dans le jeu, Peter ne s'inquiète pas immédiatement pour sa tante, car il sait que May et Lee sont très proches et s'apprécient énormément. J'aurais adoré voir May découvrir la véritable identité de Mister Negative et assister aux conséquences émotionnelles d'une telle révélation. C'est notamment pour cette raison que je trouve que l'histoire autour de Lee est finalement survolée, ce qui est d'autant plus dommage qu'elle commençait de manière très prometteuse.

Mister Negative dans Marvel's Spider-Man 1 © Insomniac Games
Mister Negative dans Marvel's Spider-Man 1 © Insomniac Games

Un jeu pensé comme du cinéma

L'un des aspects que j'ai le plus appréciés dans Marvel's Spider-Man Remastered, c'est sa mise en scène. Pour moi, elle est tout simplement parfaite pour un jeu consacré à Spider-Man. Grâce à la manière dont les cinématiques sont réalisées, le joueur a parfois l'impression de regarder un véritable film. Les cinématiques utilisent des plans de caméra dignes du cinéma. Entre les travellings, les contre-plongées ou encore les plans rapprochés qui mettent en valeur les émotions des personnages, la mise en scène reprend parfaitement les codes du septième art. La composition visuelle, qu'il s'agisse du cadrage, de l'éclairage ou des couleurs, rappelle également les films de super-héros.

Le montage suit la même logique. Il est rapide, dynamique et reprend les codes des grandes scènes d'action hollywoodiennes. On retrouve une alternance parfaitement maîtrisée entre les séquences plus calmes et les moments les plus spectaculaires, à la manière d'un véritable blockbuster. C'est un élément qui renforce considérablement l'immersion et qui participe à rendre l'aventure particulièrement captivante.

Une cinématique dans Marvel's Spider-Man 1 © Insomniac Games
Une cinématique dans Marvel's Spider-Man 1 © Insomniac Games

Une bande son qualitative

Le dernier point que je voulais aborder avant de parler du gameplay, c'est la musique. Je trouve que la bande originale accompagne parfaitement l'action et parvient à créer de véritables émotions en fonction des différents moments du jeu. Lorsque l'on se balance entre les buildings de New York, le thème principal se déclenche automatiquement. Personnellement, cela m'a donné envie de continuer à me balancer pendant des heures à travers la carte.

J'ai également trouvé que la bande-son était très bien gérée en termes de timing. Par exemple, la musique reste discrète durant les moments plus calmes, comme les discussions, puis gagne en intensité pendant les phases d'action. De plus, les compositions sont vraiment excellentes. Elles correspondent parfaitement à l'identité musicale de Spider-Man, telle qu'elle s'est construite depuis les films de Spider-Man réalisés par Sam Raimi au début des années 2000.

Le seul point négatif que je retiens concerne l'absence de morceaux chantés. Tout ce que l'on entend dans le jeu est de la musique instrumentale, pensée pour accompagner les scènes à l'écran. Il n'y a pas de chansons avec des paroles que l'on pourrait retrouver, par exemple, lors d'une séquence où Peter Parker se déplace en voiture, se promène tranquillement dans son appartement ou profite d'un moment de vie plus quotidien, loin de son costume de Spider-Man. C'est pourtant un procédé largement utilisé dans The Amazing Spider-Man 2 ou dans les films d'animation Spider-Man: Into the Spider-Verse et Spider-Man: Across the Spider-Verse, où les chansons participent pleinement à l'identité et à l'émotion des scènes.

Une cinématique dans Marvel's Spider-Man 1 © Insomniac Games
Une cinématique dans Marvel's Spider-Man 1 © Insomniac Games

Le Gameplay

Le gameplay est, selon moi, le véritable point noir de Marvel's Spider-Man Remastered. Attention, cela ne signifie pas qu'il est mauvais, bien au contraire. Le swing entre les buildings est tout simplement génial : il est facile à prendre en main et procure d'excellentes sensations. On ressent vraiment l'inertie et la vitesse des déplacements, ce qui en fait, à mes yeux, l'un des meilleurs systèmes de déplacement que j'ai pu tester dans un jeu de super-héros.

En revanche, mon principal reproche concerne le système de combat. Les affrontements donnent l'impression d'être un véritable copier-coller de ce que l'on retrouve dans la série Batman: Arkham. On y retrouve exactement la même formule : des enchaînements d'attaques, des esquives au bon moment, des contres ainsi que des gadgets à utiliser pendant les combats. L'ensemble reste efficace et agréable à jouer, mais il manque clairement d'identité propre. J'aurais aimé qu'Insomniac Games propose une approche plus originale, davantage inspirée des capacités uniques de Spider-Man, afin de se démarquer plus nettement de la formule popularisée par les jeux Batman: Arkham.

Le scorpion dans Marvel's Spider-Man 1 © Insomniac Games
Le scorpion dans Marvel's Spider-Man 1 © Insomniac Games

Le secondaire

Concernant le contenu annexe, j'ai un avis assez mitigé. J'ai trouvé que ce qui était proposé faisait beaucoup trop penser à la formule d'Ubisoft. Il y a énormément de collectibles disséminés un peu partout sur la carte (photos, sacs à dos, jetons, etc.), mais très peu d'événements réellement originaux qui donnent envie de s'y intéresser. On a davantage l'impression de remplir une carte d'activités que de découvrir un contenu pensé pour enrichir l'expérience de Marvel's Spider-Man Remastered.

Les avant-postes de la pègre, de Fisk ou des Demons, par exemple, se ressemblent presque tous d'une mission à l'autre. Une fois que l'on en a terminé deux ou trois, on a globalement fait le tour du concept. Le reste du contenu annexe devient alors davantage un moyen de monter en niveau ou de débloquer un costume qu'une véritable source de plaisir. C'est, à mes yeux, l'un des rares aspects du jeu qui manque de variété.

Le combat entre Spider-Man et sable © Insomniac Games
Le combat entre Spider-Man et sable © Insomniac Games

Pour terminer, j'ai eu un véritable coup de cœur pour Marvel's Spider-Man Remastered malgré ses défauts. Le jeu n'est pas parfait, mais c'est le cas de tous les jeux. J'ai particulièrement apprécié son histoire et sa mise en scène. Mon seul véritable regret concerne la volonté d'intégrer d'autres antagonistes en plus de Mister Negative, au détriment de son développement qui aurait pu être plus approfondi. Au final, je donne la note de 15/20 à Marvel's Spider-Man Remastered. C'est une excellente adaptation de l'univers de Spider-Man qui possède une narration efficace et un système de déplacement particulièrement réussi. Malgré quelques défauts, notamment dans son contenu annexe et son système de combat, l'expérience reste très agréable et mérite largement d'être découverte.

Découvrez également mon avis sur Neva, un jeu qui possède une DA magnifique et qui est mon GOTY 2024 : Neva | Un jeu incroyableTous les articles pour découvrir tout le contenu du site.


[AVIS JEU] Neva | Un jeu incroyable

Neva est un jeu d'action-aventure développé par Nomada Studio, les créateurs de GRIS. Le jeu est édité par Devolver Digital. Sorti le 15 octobre 2024, Neva est disponible sur Windows, macOS, Nintendo Switch, PlayStation 4, PlayStation 5 et Xbox Series. Découvrez dès maintenant mon avis sur ce jeu incroyable, qui a fait beaucoup parler au sein de la communauté des gamers.

Neva, un jeu magnifique

Le premier point que je souhaite évoquer est la beauté de ce jeu. Sur le plan technique, il s'agit d'un jeu plutôt simple. Cependant, la direction artistique est vraiment magnifique. Nomada Studio a su créer un jeu qui possède une identité visuelle unique et captivante. Pendant le Let's Play que j'ai fait, j'ai prendre plus de 100 captures d'écran, tellement ce jeu est magique en permanence.

Le personnage d'Alba, que nous contrôlons, a également une conception magnifique. Ce personnage ne parle pas, mais émet différents sons qui correspondent parfaitement à l'idée proposée dans le jeu. Neva, la louve qui nous accompagne tout au long de l'aventure, est aussi très originale et parfaitement intégrée aux paysages que l'on découvre au fil du jeu.

Neva et Alba © Arcrow08
Neva et Alba © Arcrow08

En dehors des graphismes, j'ai eu un coup de cœur pour les musiques utilisées dans le jeu. Composée par le groupe barcelonais Berlinist, la bande-son est tout simplement parfaite. Elle a permis de retranscrire à plusieurs reprises les émotions du jeu.

Une saison, un chapitre

Chaque chapitre du jeu représente une saison différente. Sans le savoir, la première cinématique d'introduction se déroule au printemps. Cette cinématique est vraiment prenante et met immédiatement en valeur une direction artistique magnifique. Nous commençons donc à contrôler Alba au début de l'été.

L'été présente différents paysages magnifiques. Entre forêts et prairies, le joueur découvre les différentes mécaniques du jeu. C'est également à ce moment-là que nous rencontrons pour la première fois les antagonistes du jeu, dirigés par une déesse du mal.

La saison été dans Neva © Arcrow08
La saison été dans Neva © Arcrow08

Ce premier chapitre dure entre 45 minutes et 1 heure, puisqu'il sert principalement à découvrir les mécaniques du jeu. Il présente les différentes façons d'interagir avec Neva, le combat et les différents types de parcours. Il s'agit de mon deuxième chapitre préféré, tant au niveau des visuels que du gameplay. Sa durée est parfaite pour présenter les bases du jeu et offre une excellente transition vers le deuxième chapitre : l’automne.

Les prairies en été dans NEVA
Les prairies en été dans NEVA © Arcrow08

L'automne

L'automne présente une direction artistique totalement différente. Les formes et les éléments restent proches du reste du jeu, mais les couleurs sont complètement différentes. Nous retrouvons des tons sombres et rougeâtres, rappelant à plusieurs reprises l'esprit d'Halloween.

L'automne dans le jeu NEVA © Arcrow08
L'automne dans le jeu NEVA © Arcrow08

Ce chapitre dure entre deux heures et deux heures et demie. Cette saison propose des éléments de gameplay inédits ainsi qu'une difficulté plus élevée que celle de la saison précédente. L'automne marque aussi le premier affrontement contre la déesse du mal. Un combat très court, puisqu'elle nous vainc en quelques secondes seulement. J'ai aimé cette scène, car elle illustre parfaitement la puissance de notre future adversaire.

Cependant, malgré tous ces points positifs, l'automne est le chapitre que j’ai le moins apprécié. Le problème ne vient pas de la qualité, qui est excellente, mais simplement d’un choix personnel entre l’été et l’automne. J’ai préféré l’été pour la simple raison que l’effet de découverte a énormément influencé mon choix.

L'automne dans le jeu NEVA © Arcrow08
L'automne dans le jeu NEVA © Arcrow08

L'hivers

Le troisième chapitre, l'hiver, est celui qui m'a le plus bluffé. Ce chapitre illustre parfaitement l'aboutissement du jeu. Les idées visuelles et de gameplay y sont les plus abouties. Un effet miroir est intégré à plusieurs reprises, rendant le jeu encore plus magnifique. En plus d’être visuellement incroyable, ce système de miroir introduit des mécaniques de gameplay majeures.

Les reflets en hiver dans le jeu NEVA © Arcrow08
Les reflets en hiver dans le jeu NEVA © Arcrow08

À ma grande surprise, le combat final se déroule durant cette saison. Ce combat est excellent : il est difficile, mais reste faisable. Nos réflexes sont mis à rude épreuve jusqu'au bout. À la fin du combat, lorsque nous prenons l’avantage, la déesse s’enfuit, et nous passons à la dernière saison : le printemps.

Les reflets en hiver dans le jeu NEVA © Arcrow08
Les reflets en hiver dans le jeu NEVA © Arcrow08

Le printemps

La durée de cette saison est très courte, c'est pourquoi je ne l’ai pas incluse dans le classement de mes saisons favorites. Les visuels du printemps sont magnifiques : de nombreuses couleurs subliment les paysages et les rendent incroyables. La partie jouable dure environ 10 minutes, avant de lancer, à ma grande surprise, la cinématique finale. Et là, l'idée est géniale. À ce moment-là, j’ai compris que le jeu était une boucle, et que nous avions en réalité commencé par la fin, avec une partie masquée pour préserver la surprise. Le dernier chapitre est essentiellement composé de cinématiques. Il offre une conclusion parfaite à cet incroyable jeu.

Le printemps dans NEVA © Arcrow08
Le printemps dans NEVA © Arcrow08

Un arc narratif génial

Bien qu'il n'y ait aucun dialogue dans le jeu, j'ai trouvé l'aspect narratif très réussi. Les cinématiques et les musiques suffisent largement à comprendre et ressentir les émotions du jeu. Le scénario, qui est en réalité une boucle, est une idée que je trouve géniale. Elle colle parfaitement à l’histoire et est très bien réalisée. Le fait de ne pas dévoiler la cinématique entière dès le début crée un effet de surprise, donnant l'impression qu'il s'agit du commencement lorsque le mal envahit l'univers du jeu.

Pour justifier le fait qu'une partie de la cinématique soit masquée, les créateurs ont eu une idée brillante. Les deux cinématiques sont identiques mais ne sont pas vécues du même point de vue. Celle du début se déroule du point de vue d'Alba, qui s'évanouit après avoir reçu un coup. Pendant qu'elle est inconsciente, il y a une coupure jusqu'à son réveil : c'est la partie masquée.

À la fin, nous voyons la cinématique du point de vue de Neva, qui reste consciente tout au long de la scène. Nous découvrons alors la vérité : Neva bat l'antagoniste principale pendant qu'Alba est évanouie.

La fin dans le jeu NEVA © Arcrow08
La fin dans le jeu NEVA © Arcrow08

Pour conclure cet avis, je tiens à dire que Neva est, de très loin, mon GOTY 2024. Ce jeu est original dans sa direction artistique et propose un scénario solide. Découvrir un jeu qui se démarque de tout ce qui sort dans le monde de l’indé depuis quelques années m’a vraiment fait du bien et m’a redonné envie de jouer. Si vous voulez explorer ce jeu plus en détail, je vous invite à regarder la rediffusion du stream ! Découvrez également tous mes Let's play sur YouTube et Twitch.


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